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r.aicha

 

 je peux pas vivre ssssssssssssssans image .

Désole

 

poésie

Jeudi 22 février 2007

C'est assez, mes désirs, ...

C'est assez, mes désirs, qu'un aveugle penser,
Trop peu discrètement vous ait fait adresser
Au plus haut objet de la terre ;
Quittez cette poursuite, et vous ressouvenez
Qu'on ne voit jamais le tonnerre
Pardonner au dessein que vous entreprenez.

Quelque flatteur espoir qui vous tienne enchantés,
Ne connaissez-vous pas qu'en ce que vous tentez
Toute raison vous désavoue ?
Et que vous m'allez faire un second Ixion,
Cloué là-bas sur une roue,
Pour avoir trop permis à son affection ?

Bornez-vous, croyez-moi, dans un juste compas,
Et fuyez une mer, qui ne s'irrite pas
Que le succès n'en soit funeste ;
Le calme jusqu'ici vous a trop assurés ;
Si quelque sagesse vous reste,
Connaissez le péril, et vous en retirez.

Mais, ô conseil infâme, à profanes discours,
Tenus indignement des plus dignes amours
Dont jamais âme fut blessée ;
Quel excès de frayeur m'a su faire goûter
Cette abominable pensée,
Que ce que je poursuis me peut assez coûter ?

D'où s'est coulée en moi cette lâche poison,
D'oser impudemment faire comparaison
De mes épines à mes roses ?
Moi, de qui la fortune est si proche des cieux,
Que je vois sous moi toutes choses,
Et tout ce que je vois n'est qu'un point à mes yeux.

Non, non, servons Chrysante, et sans penser à moi,
Pensons à l'adorer d'une aussi ferme foi
Que son empire est légitime ;
Exposons-nous pour elle aux injures du sort ;
Et s'il faut être sa victime,
En un si beau danger moquons-nous de la mort.

Ceux que l'opinion fait plaire aux vanités,
Font dessus leurs tombeaux graver des qualités,
Dont à peine un Dieu serait digne ;
Moi, pour un monument et plus grand et plus beau,
Je ne veux rien que cette ligne :
L'exemple des amants est clos dans ce tombeau

                                         François de Malherbe

Par R.aicha
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Jeudi 22 février 2007

                   Poids d'une couronne

                      

        La rose en son éclat se souvient de la terre
        Du désir de clarté pour chanter sa couleur
        Des craintes du néant qui tisonnait sa peur
        Et du silence blanc dans le flanc de sa mère


        Oh non ! le jour n'est pas venu soudainement
        Pâle bouton sans voix de fleur elle n'était
        Ni l'enfant ni la sœur pauvre feuille égarée
        Dont seule la rondeur annonçait le tourment


        Car devenir la reine est payé de souffrances
        Chaque pas vers le ciel dans le sang nous élance
        La tiare n'est posée qu'au front des exaltés

        Rose était son désir rose elle est devenue
        Mais la pierre et l'anneau d'épines l'ont vêtue
        Emprisonnant sa gloire et glaçant sa beauté

                             Luc Comeau-Montasse

L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/rose.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.


Quand les roses fleurissaient, sortaient les filles - On voyait dans tous les jardins danser les jupons - Puis les roses se fanaient, rentraient les filles - Pour passer dans leurs doux écrins le temps des flocons.
Salvatore Adamo

 Il y a des femmes qui sont comme le bâton enduit de confiture de roses dont parle le poète persan: on ne sait par quel bout les prendre.
Alphonse Allais

 «Cherchez les effets et les causes», - Nous disent les rêveurs moroses. - Des mots! des mots! cueillons les roses!
Théodore de Banville [ Les Cariatides ]

 Au chemin qui longe la mer - Couché dans le jardin de pierres - Je veux que tranquille il repose - Je l'ai couché dessous les roses - Mon père, mon père.
Monique Serf dite Barbara [ Il pleut sur Nantes ]

 Désespoir, amour, gaieté. Qui a ces trois roses enfoncées dans le coeur a la jeunesse pour lui, avec lui.
Christian Bobin [ La plus que vive ]

 Vouloir expliquer le monde, c'est comme vouloir faire entrer des roses dans un vase à coups de marteau. ... Ce que j'attends d'une conversation, c'est de l'air.
Christian Bobin [ La lumière du monde ]

 Il y a des globules rouges, il y a des globules blancs, peut-être qu'il y a aussi des globules rosés?
Jean Carmet

 Connais-tu le pays où fleurit l'oranger, - Le pays des fruits d'or et des roses vermeilles?
Michel Carré [ Livret de Mignon (opéra-comique d'Ambroise Thomas) ]

 L'imagination qui fait naître les illusions est comme les rosiers qui produisent des roses dans toutes les saisons.
Sébastien Roch dit Nicolas de Chamfort

 Convaincu du néant de tout, il reste délicieux de s'attendrir sur la fragilité des roses.
Maurice Chapelan
 
Le temps aux plus belles choses - Se plaît à faire un affront, - Et saura faner vos roses - Comme il a ridé mon front.
Pierre Corneille [ Poésies diverses ]

 Nous donnons bien souvent de divers noms aux choses: - Des épines pour moi, vous les nommez des roses.
Pierre Corneille [ L'Illusion ]

 Je suis un homme mort depuis plusieurs années; - Mes os sont recouverts par les roses fanées.
Charles Cros  [ Le Collier de griffes, Fantaisies tragiques ]

 L'Espagne n'est pas un jardin, ni l'Espagnol un jardinier. L'Espagne est une planète où les roses sont des ânes pourris.
Salvador Dali [ La Vie secrète de Salvador Dali (1979) ]

 La merde fertilise les roses et, malgré tout, les roses sentent bon!
Frédéric Dard

 J'ai voulu ce matin te rapporter des roses; - Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes - Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir ... - Respires-en sur moi l'odorant souvenir.
Marceline Desbordes-Valmore, Marceline

 Les enfants sont venus vous demander des roses: - Il faut leur en donner. - - Mais les petits ingrats détruisent toutes choses... - Il faut leur pardonner.
Marceline Desbordes-Valmore, Marceline

 Chacun a sa façon d'interpréter les choses. Les sots en leur chemin ne trouvent que des roses.
Jacques Du Lorens

 Les roses ... ne savent pas, elles, qu'elles se faneront.
Henri Duvernois, Henri

  L'homme est une plante qui porte des pensées, comme un rosier porte des roses, et un pommier des pommes.
Antoine Fabre d'Olivet

 Une couronne d'épines, ce n'est qu'une couronne de roses d'où les roses sont tombées.
Robert de Flers

 Le plaisir est comme un lit de roses, mais le pli d'une seule suffit pour incommoder beaucoup.
Bernard le Bovier de Fontenelle

 Si les roses, qui ne durent qu'un jour faisaient des histoires ..., elles diraient: «Nous avons toujours vu le même jardinier; de mémoire de rose ou n'a vu que lui ..., assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas.»
Bernard Bovier de Fontenelle

 L'origine des névroses est à chercher dans des traumatismes apparus durant l'enfance.
Sigmund Freud

 Je vous salue, ô roses, étoiles solennelles. Roses, rose joyaux vivants de l'infini, bouches, seins, vagues âmes parfumées, larmes, baisers! grains et pollen de lune, ô doux lotus sur les étangs de l'âme, je vous salue, étoiles solennelles.
[ La prière des roses ]
Federico Garcia Lorca (La prière des roses)

 On n'a pas un enfant comme on a un bouquet de roses.
Federico Garcia Lorca

 Les traités, voyez-vous, sont comme les jeunes filles et les roses: ça dure ce que ça dure!
Charles de Gaulle

 Le tien, le mien, le mien, le tien? - Si tu m'aimais tout à fait bien, - Tu dirais: «Les livres, Le chien et Nos roses».
Paul Lefèvre, dit Paul Géraldy

 Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent, mais les roses meurent.
Julien GreenGreen

 Une chaumière, un coeur, avec des lauriers roses et des pommiers fleuris, avec des poules et des lapins, comment ne pas adorer cela? - Et je l'adore - à condition qu'il y ait aussi de quoi écrire une ou deux pièces de théâtre.
Sacha Guitry

 Que m'importent les tulipes et les roses, puisque par la pitié du Ciel, j'ai, pour moi seul, tout le jardin.
Chams al-Din Muhammad Hafiz

 Si, comme Alexandre, tu prétends à la vie éternelle, cherche-la sur les lèvres roses de cette ravissante beauté.
Chams al-Din Muhammad Hafiz

 Voici le printemps qui revient avec le charme des roses. Regarde leurs joues fraîches, et la plante amère de la tristesse sera déracinée de ton coeur.
Chams al-Din Muhammad Hafiz

 Et ses yeux n'ont pas vu, présage de son sort, - Auprès d'elle, effeuillant sur l'eau sombre des roses, - Les deux Enfants divins, le Désir et la Mort.
José Maria de Heredia

 Il y a des gens qui vous laissent tomber un pot de fleurs sur la tête d'un cinquième étage et qui vous disent: Je vous offre des roses.
Victor Hugo

 Je rends grâce à Dieu car il fit plusieurs Eves, - Une aux long cheveux d'or, une autre au sein bruni, - Une gaie, une tendre, et quand il eut fini, - Ce Dieu qui, au fond, crée toujours les mêmes choses, - Avec ce qui restait des femmes fit... les roses.
Victor Hugo

 Au lieu de se plaindre de ce que la rose a des épines il faut se féliciter de ce que l'épine est surmontée de roses et de ce que le buisson porte des fleurs.
Joseph Joubert

 Ni tous les rossignols ne chantent également bien, ni toutes les roses ne sentent également bon.
Joseph Joubert

 Par leurs meilleurs côtés sachons prendre les choses: - Vous vous plaignez de voir les rosiers épineux, - Moi je me réjouis et je rends grâce aux Dieux, - Que les épineux aient des roses.
Alphonse Karr

 Vous vous plaignez de voir les rosiers épineux. - Moi, je me réjouis et rends grâce aux dieux que les épines aient des roses.
 Alphonse Karr

 Naître avec le printemps, mourir avec les roses: - Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur; - Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, - S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur; - ... - Voilà du papillon le destin enchanté.
Alphonse de Lamartine

Par R.aicha
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Jeudi 1 mars 2007

Demain, dès l'aube...


Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

                                      Victor Hugo

 

Par R.aicha
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Mardi 1 mai 2007

 

Mon cœur, lassé de tout, même de l'espérance,
N'ira plus de ses vœux importuner le sort;
Prêtez-moi seulement, vallons de mon enfance,
Un asile d'un jour pour attendre la mort.

Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.

Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
Tracent en serpentant les contours du vallon;
Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.

La source de mes jours comme eux s'est écoulée,
Elle a passé sans bruit, sans nom, et sans retour
Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée
N'aura pas réfléchi les clartés d'un beau jour.

La fraîcheur de leurs lits, l'ombre qui les couronne,
M'enchaînent tout le jour sur les bords des ruisseaux;
Comme un enfant bercé par un chant monotone,
Mon âme s'assoupit au murmure des eaux.

Ah ! c'est là qu'entouré d'un rempart de verdure,
D'un horizon borné qui suffit à mes yeux,
J'aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
A n'entendre que l'onde, à ne voir que les cieux.

J'ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie,
Je viens chercher vivant le calme du Léthé;
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie
L'oubli seul désormais est ma félicité.

Mon cœur est en repos, mon âme est en silence !
Le bruit lointain du monde expire en arrivant,
Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance,
A l'oreille incertaine apporté par le vent.

D'ici je vois la vie, à travers un nuage,
S'évanouir pour moi dans l'ombre du passé;
L'amour seul est resté : comme une grande image
Survit seule au réveil dans un songe effacé.

Repose-toi, mon âme, en ce dernier asile,
Ainsi qu'un voyageur, qui, le cœur plein d'espoir,
S'assied avant d'entrer aux portes de la ville,
Et respire un moment l'air embaumé du soir.

Comme lui, de nos pieds secouons la poussière;
L'homme par ce chemin ne repasse jamais
Comme lui, respirons au bout de la carrière
Ce calme avant-coureur de l'éternelle paix.

Tes jours, sombres et courts comme des jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et, seule, tu descends le sentier des tombeaux.

Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours;
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.

De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore;
Détache ton amour des faux biens que tu perds;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.

Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre,
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon,
Avec les doux rayons de l'astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.

Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence;
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l'esprit parle dans son silence,
Qui n'a pas entendu cette voix dans son cœur ?

LAMARTINE

Par R.aicha
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Mardi 13 janvier 2009

J'aime beaucoup ce poème, je le trouve magnifique c'est l'un de mes préferé pourtant j'en connais pas mal même . celui ma totalement touché au coeur, il est magnifique et beaucoup d'émotion surgissent en moi lors de sa lecture.


C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
                                              
Auteur:Arthur RIMBAUD

Par R.aicha
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Samedi 17 janvier 2009
Beau début de soirée


                                                                             beau début de la soirée


Tout n'est plein ici bas que de vaine apparence,
Ce qu'on donne à sagesse est conduit par le sort,
L'on monte et l'on descend avec pareil effort,
Sans jamais rencontrer l'état de consistance.

Que veiller et dormir ont peu de différence,
Grand maître en l'art d'aimer, tu te trompes bien fort
En nommant le sommeil l'image de la mort,
La vie et le sommeil ont plus de ressemblance.

Comme on rêve en son lit, rêver en la maison,
Espérer sans succès, et craindre sans raison,
Passer et repasser d'une à une autre envie,

Travailler avec peine et travailler sans fruit,
Le dirai-je, mortels, qu'est-ce que cette vie ?
C'est un songe qui dure un peu plus qu'une nuit.

Auteur:Jacques Vallée DES BARREAUX

Par R.aicha
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