Vendredi 21 décembre 2007
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15:34
Quand nous naissons, nous ne sommes qu'un tube digestif qui se remplit, se vide et dort ou hurle dans l'intervalle. Un an après, nous avons grossi, allongé. Pour
le reste, le topo est le même. Nous avançons en âge, nous gueulons moins ou plutôt moins longtemps. Le fils de l'homme n'a pas de prédateur. Pourquoi se presser ? Nous apprenons à connaître la
machine à bouffer, la mère et un grand machin tout poilu qui vocifère plus fort que nous, le père. Notre environnement nous attire également. Nous l'explorons en rampant, puis à quatre pattes et
enfin sur les deux pattes arrière. Nous marchons. C'est à ce moment que nous réalisons nos premières bêtises et que nos parents apprennent à leurs dépens qu'il ne faut pas nous quitter des yeux et
nous suivre à la trace.
Et nous arrivons lentement à l'âge de raison et soudain, nous régressons : nous avons atteint l'âge bête. Nous perdons le sens de l'orientation. Nous marchons en avant, en arrière, à droite, à
gauche. Bref, nous tournons en rond et comme nous ne voyons pas d'ouverture, nous agressons tout ce qui bouge et mordons tout ce qui passe à notre portée. Si en plus, nous avons été mal privés...
La durée de ce malaise vital a une durée indéterminée. Nous en sortons tous mais les quand et comment sont propres à chacun.
Le reste de notre vie active, nous le passons à marcher dans une même direction. Certains courent, d'autres trottinent, d'autres encore gambadent. Cela fatigue ! nous nous assoyons. Cela ne
s'arrange pas ! Nous nous couchons. Rien n'y fait ! Et nous continuons de marcher... vers l'inconnu. Que faire d'autre ? Regarder marcher notre progéniture avide de nous rattraper ?
L'heure de la retraite. Pouvoir marcher comme on l'entend, enfin. Mais marcher devient pénible, voire impossible. Nous restons assis. Nous restons couchés.
Un jour, nous sommes découragés d'être couchés. Impossible de s'asseoir, encore moins de marcher. Nous retournons au système du tube et gueulons faiblement lorsque nous ne sommes pas satisfaits.
Nous nous posons alors l'ultime question : et la mort fatigue-t-elle, elle ?
Par R.aicha
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joli blog j'ai beaucoup aimé
merci
beau texte ; chaque chose à une fin!!é oui
com va tu j'esépre bien beau texte plein de connaisance et beaucoup de vérite bon cahnce pour la suite et plain de belle chose .
bonne soiré merci